Tiss'Art, tissage d'art

Le métier

Fil après fil, le tissage d'art

Tout tissage tient en un croisement : des fils tendus dans la longueur — la chaîne — et un fil qui va et vient dans la largeur — la trame. De ce geste simple, répété des milliers de fois, naissent l'armure, la piéce tissée. Voici comment une pièce prend forme dans l'atelier.

  1. Départ de tissage : chaîne mohair rouge brique, bande de sergé bleu ciel, galon rouge et ruban rose entrecroisés

    Étape 1

    Le choix des fils

    Tout commence par les écheveaux de laines nobles (Mohair, Yak, Alpaga, merinos, etc..),ou de fibres naturelles (lin, coton, soie, etc..). C'est à ce moment que la pièce se décide avec le mariage des couleurs qui se répondront dans l'armure, la douceur du tombé

  2. La chaîne bleu indigo tendue sur le métier, vue en enfilade, un écheveau bleu posé au premier plan

    Étape 2

    L'ourdissage

    L'ourdissoir sert à préparer la chaîne (les fils verticaux) avant de la monter sur le métier. Il permet d'enrouler les fils à la bonne longueur, dans le bon ordre et avec une tension régulière, avant de les transférer sur l'ensouple (le rouleau) du métier.

  3. Tissage en cours sur le métier : motif de losanges bleu roi avec lisière rouge

    Étape 3

    Le tissage

    Les cadres lèvent des fils de la chaîne et ouvrent un passage — la foule — où la navette glisse le fil de trame. Le peigne tasse chaque rang, et l'armure donne l'ordre dans lequel les fils se croisent, dessine le motif qui monte lentement sous les yeux. C'est ainsi que les heures s'accumulent — et que la piéce prend vie.

  4. Gros plan sur un tissage rouge brique à chevrons dorés, une aiguille dorée piquée dans l'ouvrage

    Étape 4

    Les finitions

    La chaîne est coupée, la pièce tombe du métier — mais elle n'est pas finie : Une fois Les lisières vérifiées, vient le lavage, où les fibres prennent leur place définitive et révèlent la souplesse de la piéce. Chaque création est unique — il n'en existera pas deux identiques.

La filière

Le trajet d'un fil

Quand c'est possible les fils travaillés à l'atelier sont nés, filés et teints en France. De l'élevage au métier à tisser, son trajet tient en quatre étapes. — chaque pièce peut raconter le sien, de la toison au tissu. Voici divers exemples.

  1. 01 · Sud de la France

    Élevage

    Des mérinos d'Arles élevés dans le sud de la France, dont la laine est collectée par l'association Mérilainos.

    la toison

  2. 02 · Creuse

    Filature

    La toison est lavée, cardée et filée dans la Creuse, par les filatures Fonty et Terrade.

    le fil filé

  3. 03 · France

    Teinture

    Les fils prennent leurs couleurs chez des teinturiers français : Laines Sélect, La Maison des fibres, La Roulotte des laines.

    le fil teint

  4. 04 · Ayen, Corrèze

    Atelier

    Le fil arrive à l'atelier, où il est ourdi puis tissé à la main, pièce après pièce.

    le fil tissé

La matière

Le nuancier de l'atelier

Les fibres sont choisies pour deux qualités : la main — ce que le tissu donne au toucher — et la tenue, ce qui fait qu'une pièce garde sa forme au fil des années.

  • Mérinos

    Douceur fine, chaleur légère

  • Mérinos & soie

    Souplesse, léger lustre

  • Mérinos & yack

    Chaleur dense, teinte profonde

  • Bourrette de soie

    Aspect mat, irrégularités vivantes

  • Soie

    Brillance, tombé fluide

  • Mohair

    Halo léger, fibre aérienne

  • Alpaga

    Moelleux, dense

Envie de voir le métier en marche, ou d'imaginer une pièce à vos couleurs ? L'atelier se visite sur rendez-vous.

Écrire à l'atelier